L’urbanisme est un sujet sensible. Je suis soumis à une obligation de confidentialité.
Je ne vais parler uniquement que de faits évoqués en conseil municipal, donc publics.
Lorsque j’étais délégué à l’urbanisme, nous avions voté en commission, dans le cadre de la révision du PLUM, une baisse de la hauteur maximale de construction dans la zone située en face de la mairie.
L’objectif était simple : mieux proportionner les futurs projets.
Malgré le vote, cette demande n’a pas été intégrée dans la révision transmise à la métropole.
Lorsque j’ai posé la question de cette omission en conseil municipal, je n’ai obtenu aucune réponse.
Aujourd’hui, il est acté qu’un immeuble de quatre étages sera construit à cet emplacement.
Un choix qui interroge.
Dans le cadre de cette opération, la commune a voté la vente de l’ancienne Poste au profit d’un promoteur, à un prix très inférieur à l’estimation des Domaines.
J’ai voté contre cette décision.
Le logement est nécessaire.
Mais il doit s’accompagner d’une réflexion sur ses conséquences : stationnement, circulation, équipements, intégration du bâti dans son environnement.
Par exemple, le stationnement est déjà tendu.
Supprimer des places tout en augmentant le nombre de logements va inévitablement aggraver la situation.
Nous disposions d’outils pour peser : la révision du PLUM et la propriété communale de l’ancienne Poste, sans vente de la Poste, pas d’immeuble.
Rien n’obligeait à vendre.
Ces leviers auraient pu permettre d’encadrer davantage le projet.
Les outils existent, encore faut-il faire le choix de les utiliser.
C’est avant tout une question de volonté.
