Une journaliste m’a demandé :
« Mais c’est quoi, l’esprit village ? Moi, je ne sais pas… »
Sur le moment, je me suis rendu compte que ce n’était pas si simple de répondre.
Parce que l’esprit village, ça ne se définit pas vraiment avec des mots.
C’est comme un air de musique : ça se ressent.
À mes yeux, l’esprit village, c’est…
C’est se dire bonjour sans forcément se connaître.
C’est croiser trois personnes en allant acheter du pain et discuter cinq minutes à chaque fois
C’est savoir qu’en cas de galère, quelqu’un sera là.
C’est les fêtes, les associations, les bénévoles, les parents au bord du terrain, les voisins qui veillent les uns sur les autres.
C’est les apéros improvisés, les moments partagés qui durent plus longtemps que prévu.
C’est connaître les prénoms plus que les numéros de rue.
C’est le lien humain avant le reste.
Ce n’est pas juste un endroit où on habite.
C’est un endroit où on appartient.
Et au fond, je crois qu’on ne peut pas vraiment l’expliquer :
il faut le vivre pour le comprendre… et quand on y a goûté, on ne peut plus s’en passer.
C’est ça que je veux préserver.
